Parlons passion, motion design et réalisation !

 In Interview

On a adoré le dernier titre envoûtant de Suna, Sometime. Le clip, en osmose avec la chanson, nous plonge dans un univers passionné et intime. Découvrons les coulisses du clip, l’univers de la réalisation et du motion design dans l’atelier du collectif CQC Cool Que Cool.

 

Photo Marie Amélie JournelJulien Martorell // Motion Designer & Director // Photo Marie Amélie Journel

 

En quoi consiste ton travail ? Comment définirais-tu le motion design ?

Le motion design donne vie à des idées, que je peux avoir ou qu’on me propose et que j’améliore, sous format film. C’est créer du mouvement dans un écran, sans limite de matériau, c’est-à-dire que ça peut être du film, du graphisme, du 3D, de la typographie, des formes abstraites. On y rajoute souvent du son, de la musique. Certains disent que la limite, ce sont les personnages. Dans le motion design, on ne fait pas vivre des personnages mais plutôt des concepts visuels. Mais mon travail, ce n’est pas que du motion design, je me tourne plus vers la réalisation actuellement.

 Comment t’es-tu lancé ? Décris nous un peu ton parcours. D’où t’es venue ta passion pour la réalisation ?

Au départ je faisais du graphisme fixe. Le fait d’évoluer sur des créations en mouvement me vient peut-être de ma passion pour la danse. Ça a été tout de suite un moyen d’expression autre que le fixe, le figuré. De cela, j’ai fait des films en motion design et aujourd’hui de la réalisation un peu plus classique mais tout aussi passionnante. Ce n’est pas le même défi.

 

Motion Design

3 mots pour te décrire / décrire ton travail.

En motion design, le caractère principal c’est la mise en rythme, le travail minimal des formes, je n’ai jamais été dans des travaux complexes (pas de 3D, pas de direction artistique ultra complexe dans les mises en forme). En réalisation, on pose un cadre dans la réalité, ce n’est pas la même chose que de partir de zéro, de la page blanche comme dans le motion design. J’aime bien travailler la frontière entre le réel et les métaphores qu’on retrouve dans le réel. J’ai toujours aimé utiliser des images réelles dans le motion design. Pas mal de mes travaux mélangent image réelle et graphisme et c’est le truc qui m’a le plus attiré dans cette discipline. Le côté grain et organique m’a toujours plu.

Tes références cinématographiques, artistiques.

Pour le long métrage : Martin Scorsez, Paul Thomass Anderson, Gaspard Noe. J’aime bien aussi suivre les travaux de réals plus jeunes qui font du clip  : Khalil Joseph, Aoife McArdle, Gustave Johanson, Hiro Murai, Daniel Wolfe, Young Replicant.

Revenons sur la collaboration avec Suna, qu’est-ce qui t’a inspiré ?

C’est un clip réalisé avec mon binôme (Julien & Quentin). Sur ce clip on voulait créer une frontière floue entre l’état concret du personnage et une mise en image de ses sentiments. Le tout dans un univers qui nous intéresse : la jeunesse et sa propre découverte du monde des adultes.

« Parfois, c’est l’amour » sonne comme un cri dans l’obscurité . Le personnage principal, joué par l’acteur Gabriel Mirete, va vivre simultanément deux versions de sa propre existence . Une , dirigée par son égo et son incapacité à être liée à elle-même qui mènera à sa perte ; une autre , entraînée par l’amour et le moment qui va lui permettre de se réaliser. Une vision spirituelle de la vie.

 

Suna Sometime

 

Quel est le secret pour obtenir une bonne vidéo ?

Je ne sais pas ce qu’est une bonne vidéo aha ! Il n’y a aucune grande règle générale et stricte pour réussir à faire quelque chose. Chaque personne essaie de trouver la sienne, en faisant des erreurs ou en progressant. C’est comme si on demandait à un écrivain « Comment on fait pour écrire un livre ? ». Il n’y a pas de recette, c’est ca qui est intéressant. Il y a, de plus, différentes sources d’inspiration pour nous guider (notre propre vie, la nature et l’extérieur, lire, aller au cinéma,…).
Mais si je devais donner mon avis, le plus important, c’est d’être curieux.

 

Le festival de Cannes venant de s’achever, quel film nous conseillerais-tu ? Un film vu récemment ? Pourquoi ?

J’ai bien aimé Wiplash récemmment. Une des choses qui m’inspire le plus c’est la musique, thème principal du film. La réflexion sur la recherche de l’excellence est hyper intéressante, elle touche toutes les personnes qui essaient de faire des choses. De plus, au point de vue professionnel, la réalisation est top ! Elle a été conçue sans entrer dans des mises en scène exagérées. Le rendu est naturel et c’est ça qui me plaît. Le rythme est top, les acteurs sont vrais. Bref, tous les ingrédients d’un bon film selon moi.

 

Quel projet as-tu le plus aimé ?

C’est difficile de choisir parce qu’il y en a plusieurs ! À mon avis, tous les films où tu commences à y mettre du tien, même si ça se passe mal, tu y importes plus d’importance c’est normal, c’est ça que j’aime.

 

Sur quel projet es-tu en train de travailler ? Quel projet sortira prochainement ?

Surprise ! Je ne peux pas vraiment en parler. Avec mon pote Quentin, on est en train de travailler sur un projet qui nous passionne, et qui peut réunir pas mal de monde dans notre pays ! C’est ça qu’on kiffe. À vous de deviner ( ;

 

Le projet idéal ? Pourquoi ?

Il y a certains artistes que j’aimerai clipé ! Certains musiciens surtout !

 

Enfin, dernière petite question qui nous intrigue tous, pourquoi Pingouh ?

J’adorais le dessin animé quand j’étais petit. Mais aussi parce qu’à l’époque, quand j’essayais de trouver un blase de grapheur, j’aimais bien l’idée d’un nom avec deux onomatopées.

 

Soul Square Hear Ye

CQC Collectif / Julien & Quentin / Pingouh

JulienMartorell

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